Ledernier jour d'un condamné :Résumé général. Dans la prison de Bicêtre, un condamné à mort ( le narrateur) attend le jour de son exécution. Jour après jour, il note ses angoisses, ses espoirs fous et ses pensées. Le narrateur nous rappelle les circonstances de son procès ( chapitres 1/9 ).Puis il nous décrit sa cellule ( chapitre 10/12 ). Il évoque ensuite le
Elle est fraîche, elle est rose, elle a de grands yeux, elle est belle ! On lui a mis une petite robe qui lui va bien. Je l’ai prise, je l’ai enlevée dans mes bras, je l’ai assise sur mes genoux, je l’ai baisée sur ses cheveux. Pourquoi pas avec sa mère ? – Sa mère est malade, sa grand mère aussi. C’est bien. Elle me regardait d’un air étonné ; caressée, embrassée, dévorée de baisers et se laissant faire ; mais jetant de temps en temps un coup d’œil inquiet sur sa bonne, qui pleurait dans le coin. Enfin j’ai pu parler. – Marie ! ai-je dit, ma petite Marie ! Je la serrais violemment contre ma poitrine enflée de sanglots. Elle a poussé un petit cri. – Oh ! vous me faites du mal, monsieur m’a-t-elle dit. Monsieur ! il y a bientôt un an qu’elle ne m’a vu, la pauvre enfant. Elle m’a oublié, visage, parole, accent ; et puis, qui me reconnaîtrait avec cette barbe, ces habits et cette pâleur ? Quoi ! déjà effacé de cette mémoire, la seule où j’eusse voulu vivre ! Quoi ! déjà plus père ! être condamné à ne plus entendre ce mot, ce mot de la langue des enfants, si doux qu’il ne peut rester dans celle des hommes papa ! Et pourtant l’entendre de cette bouche, encore une fois, une seule fois, voilà tout ce que j’eusse demandé pour les quarante ans de vie qu’on me prend. – Écoute, Marie, lui ai-je dit en joignant ses deux petites mains dans les miennes, est-ce que tu ne me connais point ? Elle m’a regardé avec ses beaux yeux, et a répondu – Ah bien non ! – Regarde bien, ai-je répété. Comment, tu ne sais pas qui je suis ? – Si, a-t-elle dit. Un monsieur. Hélas ! n’aimer ardemment qu’un seul être au monde, l’aimer avec tout son amour, et l’avoir devant soi, qui vous voit et vous regarde, vous parle et vous répond, et ne vous connaît pas ! Ne vouloir de consolation que de lui, et qu’il soit le seul qui ne sache pas qu’il vous en faut parce que vous allez mourir ! – Marie, ai-je repris, as-tu un papa ? – Oui, monsieur, a dit l’enfant. – Eh bien, où est-il ? Elle a levé ses grands yeux étonnés. – Ah ! vous ne savez donc pas ? il est mort. Puis elle a crié ; j’avais failli la laisser tomber. – Mort ! disais-je. Marie, sais-tu ce que c’est qu’être mort ? – Oui, monsieur, a-t-elle répondu. Il est dans la terre et dans le ciel. Elle a continué d’elle-même – Je prie le bon Dieu pour lui matin et soir sur les genoux de maman. Je l’ai baisée au front. – Marie, dis-moi ta prière. – Je ne peux pas, monsieur. Une prière, cela ne se dit pas dans le jour. Venez ce soir dans ma maison ; je la dirai. C’était assez de cela. Je l’ai interrompue. – Marie, c’est moi qui suis ton papa. – Ah ! m’a-t-elle dit. J’ai ajouté – Veux-tu que je sois ton papa ? L’enfant s’est détournée. – Non, mon papa était bien plus beau. Je l’ai couverte de baisers et de larmes. Elle a cherché à se dégager de mes bras en criant – Vous me faites mal avec votre barbe. Alors, je l’ai replacée sur mes genoux, en la couvant des yeux, et puis je l’ai questionnée. – Marie, sais-tu lire ? – Oui, a-t-elle répondu. Je sais bien lire. Maman me fait lire mes lettres. – Voyons, lis un peu, lui ai-je dit en lui montrant un papier qu’elle tenait chiffonné dans une de ses petites mains. Elle a hoché sa jolie tête. – Ah bien ! je ne sais lire que des fables. – Essaie toujours. Voyons, lis. Elle a déployé le papier, et s’est mise à épeler avec son doigt – A, R, ar, R, E, T, rêt, ARRÊT... Je lui ai arraché cela des mains. C’est ma sentence de mort qu’elle me lisait. Sa bonne avait eu le papier pour un sou. Il me coûtait plus cher, à moi. Il n’y a pas de paroles pour ce que j’éprouvais. Ma violence l’avait effrayée ; elle pleurait presque. Tout à coup elle m’a dit – Rendez-moi donc mon papier, tiens ! c’est pour jouer. Je l’ai remise à sa bonne. – Emportez-la. Et je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré. À présent ils devraient venir ; je ne tiens plus à rien ; la dernière fibre de mon cœur est brisée. Je suis bon pour ce qu’ils vont faire. Le dernier jour d'un condamné, Victor Hugo, 1829, Chapitre XLIII Les meilleurs professeurs de Français disponibles4,9 70 avis 1er cours offert !5 85 avis 1er cours offert !4,9 117 avis 1er cours offert !5 39 avis 1er cours offert !4,9 56 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !5 111 avis 1er cours offert !4,9 70 avis 1er cours offert !5 85 avis 1er cours offert !4,9 117 avis 1er cours offert !5 39 avis 1er cours offert !4,9 56 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !5 111 avis 1er cours offert !C'est parti On rappellera ici la méthode du commentaire composé vu en cours francais Partie du commentaireViséeInformations indispensablesÉcueils à éviter Introduction- Présenter et situer le texte dans le roman - Présenter le projet de lecture = annonce de la problématique - Présenter le plan généralement, deux axes- Renseignements brefs sur l'auteur - Localisation du passage dans l'œuvre début ? Milieu ? Fin ? - Problématique En quoi… ? Dans quelle mesure… ? - Les axes de réflexions- Ne pas problématiser - Utiliser des formules trop lourdes pour la présentation de l'auteur Développement - Expliquer le texte le plus exhaustivement possible - Argumenter pour justifier ses interprétations le commentaire composé est un texte argumentatif- Etude de la forme champs lexicaux, figures de styles, etc. - Etude du fond ne jamais perdre de vue le fond - Les transitions entre chaque idée/partie- Construire le plan sur l'opposition fond/forme chacune des parties doit impérativement contenir des deux - Suivre le déroulement du texte, raconter l'histoire, paraphraser - Ne pas commenter les citations utilisées Conclusion- Dresser le bilan - Exprimer clairement ses conclusions - Elargir ses réflexions par une ouverture lien avec une autre œuvre ? Événement historique ? etc.- Les conclusions de l'argumentation- Répéter simplement ce qui a précédé Ici, nous détaillerons par l'italique les différents moments du développement, mais ils ne sont normalement pas à signaler. De même, il ne doit normalement pas figurer de tableaux dans votre commentaire composé. Les listes à puces sont également à éviter, tout spécialement pour l'annonce du plan. En outre, votre commentaire ne doit pas être aussi long que celui ici, qui a pour objectif d'être exhaustif. Vous n'aurez jamais le temps d'écrire autant ! Introduction Victor Hugo est un auteur français du XIXème siècle. Il est tout à la fois connu pour ses oeuvres poétiques, théâtrales et romanesques. Mais il était aussi un grand défenseur des droits, engagé politiquement pour les plus pauvres et pour les injustices, à travers ses oeuvres autant que son action politique. Le dernier jour d'un condamné, publié en 1829, fait partie de ces oeuvres engagées-là. Il y fait parler un condamné à mort, quelques semaines avant son passage à l'échafaud. Le lecteur lit ses pensées tandis que la date de son exécution approche, sans qu'on sache qui il est réellement et ce qu'il a fait pour subir un tel sort. Il s'agit, de fait, d'un réquisitoire contre la peine de mort. Le passage qui nous occupe ici relate la rencontre du condamné avec sa fille, un an après leur dernière entrevue. Surtout, c'est la dernière fois qu'il la verra avant l'exécution de sa peine. Annonce de la problématique Comment Victor Hugo se sert-il de cette scène pour affirmer l'inhumanité de la peine à mort ? Annonce des axes Nous verrons dans un premier temps le décalage qui existe entre le père et sa fille. Dans un second temps, nous analyserons la manière dont Victor Hugo en appelle à la sensibilité du lecteur. Perdu dans ses pensées, Victor Hugo a, pour sa part, toujours était un homme libre. Si libre que sa pensée lui a valu un exil mais pour l'auteur romantique, l'esprit et la création sont plus forts que tout. Développement Le décalage entre le père et la fille La première manière pour Hugo d'établir un malaise dans cette scène, c'est le décalage qu'il fait ressentir entre, d'une part, l'élan affectif du père et, d'autre part, la méfiance effrayée de la fille. Un père joyeux très vite déçu Le chapitre commence d'une manière très lyrique, avec une accumulation de termes mélioratifs, se terminant par un point d'exclamation Elle est fraîche, elle est rose, elle a de grands yeux, elle est belle ! ». Cela traduit la joie du père qui revoie sa fille après un an de séparation. L'impatience est également traduite par l'adverbe Enfin ». D'autres marqueurs témoignent de sa position, d'abord absolument joyeuse. Il qualifie sa fille de manière très positive fraîche », rose », belle », ma petite Marie », ses beaux yeux », jolie tête ». En outre, il est mu par des élans physiques emplis de douceur et de paternité, comme le montre le champ lexical associé à ses actes caressée », embrassée », dévorée de baisers », serrais », baisée », replacée sur mes genoux », couvant ». En dernier lieu, la proximité qu'il se sent en droit d'avoir avec elle - comme un père avec sa fille - est manifestée de différentes manières le tutoiement l'utilisation des pronoms possessifs ma », ses », etc. l'utilisation des pronoms démonstratifs qui donne cette », etc. Mais, devant l'attitude de sa fille, sa déception va crescendo. Ainsi, il s'aperçoit que sa fille ne le reconnait pas déjà effacé de cette mémoire » ou déjà plus père », avec l'anaphore sur le mot déjà » qui insiste sur son désespoir. Ainsi, la joie d'abord éprouvée se transforme en cauchemar et se termine par la volonté de la fuir emportez-la ». Berthe Morisot, Eugène Manet et sa fille au jardin, 1883 Car on peut analyser l'attitude de Marie, en tous points opposée à celle de son père, à travers le même déroulement. Une fille apeurée Ainsi, tandis qu'il voit sa fille d'une manière positive, elle le perçoit d'une manière négative du mal », non, mon papa était bien plus beau », etc. Elle reçoit également très mal les élans physiques et affectifs de son père coup d’œil inquiet » ; cri », crié », se dégager », criant », effrayée », pleurait ». En dernier lieu, sa distance contraste avec la proximité manifestée par le condamné, à travers les mêmes marqueurs elle le vouvoie elle le rejette se dégager de mes bras » Enfin, il y a un crescendo dans sa peur elle est d'abord seulement inquiète coup d'oeil inquiet », puis elle souffre physiquement Vous me faites du mal » et, finalement, elle pleure presque ». Ce décalage parfait entre les deux perceptions est aussi terrible en raison de la relation que devrait normalement entretenir un père et sa fille. L'amour filial est celui auquel tout le monde se destine, puisque l'Homme peut être considéré comme fait pour se reproduire et élever son enfant. Or, ici, le condamné à mort est privé de ce droit. C'est un argument qu'utilise Hugo pour prouver le caractère inhumain de la situation de quel droit priver une fille de son père, et inversement ? L'appel à la sensibilité du lecteur Hugo, dans cet extrait, manie le registre pathétique à la perfection pour sensibiliser le lecteur à cette situation qu'il estime inhumaine. Pour rappel, le registre pathétique vise à susciter l'émotion du lecteur. Il fonctionne avec le champ lexical de la pitié ou de la souffrance et des figures de style telles que l'hyperbole ou l'anaphore. Émile Munier, 1882, Petite fille & chat L'adresse directe au lecteur Il est deux passages où Hugo s'adresse pratiquement explicitement au lecteur. Il convient de les analyser. Hélas ! n’aimer ardemment qu’un seul être au monde, l’aimer avec tout son amour, et l’avoir devant soi, qui vous voit et vous regarde, vous parle et vous répond, et ne vous connaît pas ! Ne vouloir de consolation que de lui, et qu’il soit le seul qui ne sache pas qu’il vous en faut parce que vous allez mourir ! L'utilisation du pronom personnel vous » est ainsi ambiguë. Elle se rapporte d'abord à lui-même, dans un élan lyrique et pathétique où le locuteur = celui qui parle s'adresse à lui-même. Mais, évidemment, c'est aussi le pronom personnel qui s'adresse à l'autre, et, ainsi, au lecteur. C'est la deuxième personne du pluriel ; en cela, elle revêt un sens collectif. Ici, le collectif, c'est l'humanité tout entière. On se rappellera les paroles de Dieu, dans La Genèse Fécondez et multipliez-vous », pour affirmer que se reproduire est l'un des marqueurs de notre humanité. Ainsi, Hugo, par l'intermédiaire de son personnage, en appelle à tous les pères et tous les mères pour témoigner du caractère inhumain d'une telle situation. C'est le sens du il », alors que Marie est un elle » il s'adresse à tous les parents de la Terre, au sujet de tous les enfants de la Terre. Pour un parent, seul l'enfant compte ; d'où la douleur de ne pas se voir reconnu par lui. L'expression pathétique du sentiment Une autre caractéristique du registre pathétique est l'expression du sentiment. Il y a un passage qui correspond absolument à cette définition Monsieur ! il y a bientôt un an qu’elle ne m’a vu, la pauvre enfant. Elle m’a oublié, visage, parole, accent ; et puis, qui me reconnaîtrait avec cette barbe, ces habits et cette pâleur ? Quoi ! déjà effacé de cette mémoire, la seule où j’eusse voulu vivre ! Quoi ! déjà plus père ! être condamné à ne plus entendre ce mot, ce mot de la langue des enfants, si doux qu’il ne peut rester dans celle des hommes papa ! Je l’ai couverte de baisers et de larmes. Le Monsieur » qui introduit la lamentation reprend certes la parole de l'enfant, mais, pris indépendamment, on pourrait également y voir une adresse directe au Monsieur » qui lit. Par ailleurs, la présence des points d'exclamation signifie bien le caractère expressif du passage on en trouve six !. Le tout se termine dans un élan ambigu et paradoxal, qui témoigne de toute la souffrance de sa situation il l'embrasse - signe de son amour absolu - et pleure - signe de son désespoir tout aussi absolu. En dernier lieu, il est une formule intéressante à relever dans ce contexte être condamné », qui fait évidemment écho à la situation du forçat, condamné à mourir. Dans une tragique ironie, le père souffre plus de la condamnation à ne plus jamais être appelé ainsi qu'à mourir. Eugène Delacroix, Le Prisonnier de Chillon, 1834 La condamnation par la fille Car le narrateur, après avoir été mis à mort par les juges, est mis à mort par sa fille - celle-là même qui fondait son plaisir à vivre et qui l'affirmait comme faisant partie du domaine de la vie, puisqu'ayant contribué à la perpétuer. Ainsi, elle lui dit Il est mort » ou encore il est dans la terre et dans le ciel ». On peut voir ce même sens dans la lecture qu'elle fait de son arrêt de mort. Aussi, puisque sa fille le renie, il n'a plus rien à faire sur Terre. A partir du moment où le narrateur se trouve nié dans sa paternité, la rupture de son dernier lien avec les vivants est consommé, il peut abandonner l'existence. Comme il le dit, empli de désespoir Et je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré. » La dernière fibre de mon cœur est brisé ». Conclusion Victor Hugo expose, par cette dernière rencontre entre un père et sa fille, toute l'inhumanité contenue dans la condamnation à mort de quelqu'un. Celui-ci est déjà privé de son existence avant que la peine soit exécuté. L'auteur choisit une situation pathétique = qui suscite la pitié et en tire des conclusions humanistes sur la condition du prisonnier. C'est prendre trop de pouvoir sur la vie que de priver l'homme de l'existence, au sein même de celle-ci.
Le Dernier Jour d’un condamné dans l’œuvre de Hugo – Portrait d’un condamné énigmatique – Un genre nouveau : le monologue intérieur – Un réquisitoire contre la peine de mort – Une dimension fantastique. • Ce Profil d’une œuvre comprend également cinq lectures analytiques : – un extrait du chapitre XI ; – un extrait du chapitre XIII ; – un extrait du chapitre

Résumé par chapitre, vous trouverez des informations pratiques et fiables sur résumé par chapitre sous forme d'articles, de vidéos et de photos. Vous pourrez poser vos questions à nos experts ou donner votre avis en commentaire. La Chartreuse de Parme résumé par chapitre - Stendhal Rêveur inlassable, Stendhal de son vrai nom Henri Beyle est ce que l'on peut appeler l'un des plus grands écrivains français de son époque et de nos jours. Ayant donné son nom à un syndrome, celui vous l'aurez compris de Stendhal, il est fasciné par la beauté qui se dégage de la nature, des bâtiments,... Résumé chapitre par chapitre de Zadig - Voltaire Et bien non, Zadig de Voltaire n'est pas un magasin de vêtements, nous pouvons tous ensemble haïr le jour où la publicité est entrée si profond dans notre subconscient qu'elle nous a vampirisé notre culture et remplacé le nom de ce superbe conte philosophique par des vêtements. Vous l'aurez compris, aujourd'hui... Résumé chapitre par chapitre Le Dernier jour d'un condamné Le dernier jour d'un condamné est un roman écrit par Victor Hugo en 1829. Il se compose de 49 chapitres et seulement 97 pages. Victor Hugo dans ce roman traite bien évidemment de la peine de mort, de la liberté, de l'absence de liberté et de la torture psychologique du condamné à mort dans ses derniers... Résumé chapitre par chapitre de Au bonheur des Dames - Émile Zola J'accuse l'Assommoir de ne pas faire le Bonheur Des Dames, J'accuse Germinal de saper la Joie De Vivre, J'accuse la Bête Humaine d'être La Débâcle de La Terre et nous pourrions continuer ainsi pendant bien des lignes tant les écrits d'Émile Zola sont connus à perte de vue et tant sa critique du second empire... Résumé de Bel-Ami de Maupassant - Chapitre par chapitre Nous ferons ici un résumé détaillé chapitre par chapitre du roman Bel-Ami de Maupassant. Ce roman, publié en 1865, retrace le parcours atypique d'un jeune homme prêt à tout pour conquérir Paris et réussir. Il mettra en tout 7 ans à atteindre son objectif, sept années pendant lesquelles il accumulera les... Résumé de l'odyssée par chant - Homère Qui n'a pas étudié sur les bancs de l'école cette oeuvre millénaire ? Qui ne s'est jamais intéressé à la mythologie et à la civilisation grecque ? L'Odyssée d'Ulysse à été écrite par l'aède poète Homère, ce dernier aurait composé l'Iliade et l'Odyssée vers la fin du 8 ème siècle avant J-C, cette odyssée... Résumé par chapitre de "Candide" de Voltaire Nous ferons un résumé détaillé par chapitre de Candide ou l'Optimisme 1759 le chef d'oeuvre de Voltaire 1694 - 1778. Chef de file de la Philosophie des Lumières, inventeur et maître incontesté du conte philosophique, Voltaire s'est essayé à de nombreux genres littéraires. Ses apologues touchent...

Ledernier jour d’un condamné : Les personnages 1) Le condamné : on ne sait pas quel crime il a commis. Pourtant, il n’est pas peçu comme un monstre ; il vit atocement l’attente de son exécution. Il a très peur et il voudrait être sauvé pa la gâce du oi, mais il sait ue cela est impossible. Il semble s’ête epenti pou ce u’il a
Introduction Perdu dans ses pensées, Victor Hugo a, pour sa part, toujours était un homme libre. Si libre que sa pensée lui a valu un exil mais pour l'auteur romantique, l'esprit et la création sont plus forts que tout. C'est après avoir assisté à une scène traumatisante que Victor Hugo a décidé d'entreprendre l'écriture du Dernier Jour d'un Condamné. Un soir de 1828, il observe un bourreau graisser la guillotine sur la Place de l'Hôtel-de-Ville. Hugo comprend qu'un homme mourra le soir-même. Cette pensée l'inspire dès aujourd'hui, il écrira pour lutter contre la peine de mort. Le court roman d'Hugo peut se lire comme le journal intime d'un condamné qui se livre à ses dernières pensées et confessions durant les 24 dernières heures précédant la terrible sentence. Ici, le "moi" romantique est encore de mise le romantisme permet à Hugo de montrer l'absurdité des théories pénales et d'une justice qui favorise encore la peine de mort. Pourtant, cette idée n'était pas encore développée par les penseurs des Lumières Diderot et Kant étaient favorables à la peine de mort et y voyaient une sentence juste et adaptée au crime commis. La punition était encore trop faible pour mettre à mal les criminels. Hugo, lui, est révolté par ce genre de pratique. C'est pourquoi cet incipit est un vrai réquisitoire contre la peine de mort. IL va chercher à montrer, au sein de ce premier chapitre, l'aspect tragique de la condamnation à mort afin de susciter la compassion chez le lecteur. Dans un premier temps, nous allons étudier l'omniprésence de la mort, caractéristique de ce passage, en contraste avec la célébration de la vie. Ensuite, nous montrerons en quoi cet extrait est à la fois réaliste, pathétique et tragique. Tout au long de l'analyse, nous montrerons la force de persuasion de Victor Hugo qui cherche, coûte que coûte, à défendre son idée. Les meilleurs professeurs de Français disponibles4,9 70 avis 1er cours offert !5 85 avis 1er cours offert !4,9 117 avis 1er cours offert !5 39 avis 1er cours offert !4,9 56 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !4,9 70 avis 1er cours offert !5 85 avis 1er cours offert !4,9 117 avis 1er cours offert !5 39 avis 1er cours offert !4,9 56 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !C'est partiI. L'omniprésence de la mort Dans cet extrait, Hugo s'insurge contre la peine de mort. Afin de prouver que son abolition serait une bonne chose, il utilise certaines stratégies de persuasion pour influencer le lecteur. Le recours à des procédés stylistiques bien précis agit également sur la réception du texte. 1 L’homme est obsédé par cette seule pensée Argument 1 Depuis plusieurs semaines, l’homme vit à coté de cette pensée. Il y a une cohabitation entre l'existence et la mort. Le personnage ne semble pouvoir se défaire de ce colocataire un peu trop présent à son goût. Condamné à mort ! Voilà cinq semaines que j'habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids ! Dans ce passage, le présent de narration j’habite » et l'adverbe de durée répétition toujours » x 3 renforcent l'idée de longue attente. L'adjectif seul » accentue l'idée d'enfermement et de solitude, le condamné ne peut pas échapper à cette amie collante. Seul face à ses peurs, condamnée à cohabiter avec la mort, l'homme que dépeint Hugo est l'homme ordinaire confronté à une fatalité tragique... Gravure de Gustave Fraipont, 1882-83 Argument 2 Le moindre de ses gestes rappelle à l’homme que cette pensée est ancrée au fond de lui. Il n'y a aucun échappatoire tout son esprit, tout son corps est tourné vers cette pensée obsédante. Quoi que je fasse, elle est toujours là, cette pensée infernale, comme un spectre de plomb à mes côtés, seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable, et me secouant de ses deux mains de glace quand je veux détourner la tête ou fermer les yeux. Elle se glisse sous toutes les formes où mon esprit voudrait la fuir, se mêle comme un refrain horrible à toutes les paroles qu'on m'adresse, se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot ; m'obsède éveillé, épie mon sommeil convulsif, et reparaît dans mes rêves sous la forme d'un couteau. L'utilisation de l'expression quoi que je fasse » montre l'impossibilité pour le narrateur de se débarrasser de cette pensée. Il la compare d'ailleurs à un spectre de plomb », le suivant dans tous ses pas, dans tous ses gestes... Le plomb traduit aussi la lourdeur de cette pensée c'est un poids insoutenable, dont le narrateur souhaiterait pouvoir s'alléger. Hugo procède à une personnification de la mort seule et jalouse » ; face-à-face avec moi » ; me secouant de ses deux mains » ; Elle se glisse …, se mêle…, se colle… m’obsède…, épie… et reparait… ». La mort est une amie fidèle, qui monopolise son esprit et qui ne compte pas le laisser seul. Ici, Hugo donne presque à la mort les traits d'une femme jalouse qui souhaiterait que son amant reste à jamais seul avec elle... Argument 3 Il entend un souffle lui dire à l’oreille quelques mots dès son réveil. Je viens de m'éveiller en sursaut, poursuivi par elle et me disant - Ah ! ce n'est qu'un rêve ! - Hé bien ! avant même que mes yeux lourds aient eu le temps de s'entre ouvrir assez pour voir cette fatale pensée écrite dans l'horrible réalité qui m'entoure ... il me semble que déjà une voix a murmuré à mon oreille - Condamné à mort ! Même dans le sommeil, la mort ne le quitte pas. L'expression avant même que... » témoigne de la prépondérance de cette pensée dans sa vie, pensée qui ne lui laisse aucun répit. Où trouver un professeur de français ? 2 Les stratégies utilisées par Victor Hugo pour son plaidoyer contre la peine de mort Argument 1 Ôter la vie serait enlever à la société un individu qui pourrait lui être utile. Ici, Hugo montre très clairement que le narrateur est un homme instruit. Il insiste d'ailleurs sur la vivacité de son esprit Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s'amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d'inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. Cet esprit, autrefois lorsqu'il n'était pas encore emprisonné et condamné était fertile. L'homme avait une force d'idée et une grande imagination, des qualités remarquables pour faire évoluer la société. Aujourd'hui, l'esprit jeune et riche » s'oppose à l'esprit en prison dans une idée ». Argument 2 Victor Hugo ne permet pas l’identification du condamné ; il fait de son cas une espèce de généralité. À travers les écrits du condamné, on peut retrouver les pensées de beaucoup d'autres hommes dans la même situation ; l’homme explique son cas mais le lecteur entend bien que cette histoire n'est pas isolée. Si Hugo fait le choix de ne pas donner de nom et de préserver l'identité du personnage, c'est pour que tout le monde puisse s'y identifier. Il a toutefois recours à la première personne du singulier pour accentuer la dimension romantique. Argument 3 Se venger est de l’individu, punir est de Dieu » Préface du Dernier Jour d'un Condamné. Seul le Tout-Puissant a droit de vie ou de mort sur ses sujets. Le fait que la société le condamne à mort est une remise en doute de la puissance divine. L'imprévisibilité de la mort est contrecarrer par son déroulement imminent le condamné est au courant du jour, de l’heure et du lieu de son exécution. Scène populaire au XIXème siècle la foule se rassemble pour observer le spectacle tragique de la mise à mort... Gravure de Louis Candide Boulanger II. Un texte réaliste et tragique Mais Victor Hugo souhaite faire de son histoire un texte réaliste qui suscite la compassion chez son lecteur. Ce dernier doit se rendre compte de l'aspect pathétique puis tragique de la situation. 1 Le registre réaliste Argument 1 Les lieux cités sont réels. L’histoire se déroule vers le XIXe siècle, siècle de Victor Hugo. L'auteur ancre le récit dans le réel avec une première indication dès la première ligne Bicêtre ». Le Bicêtre est un grand édifice servant d’hôpital et de prison, situé au sud de Paris. Argument 2 Quelques détails ci et là de sa vie d'avant C'étaient des jeunes filles, de splendides chapes d'évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. La beauté, le bruit, la lumière s'opposent au sinistre cadre dans lequel notre personnage évolue désormais. Cette description d'évènements réalistes fait ressortir le contraste entre sa vie d'avant et celle d'aujourd'hui. À la gaité s'oppose désormais la résignation. Le narrateur procède ici à une ode à la vie, festive et animée sa vie d'avant détonne avec sa condition actuelle. 2 Le registre devient pathétique voire tragique. Argument 1 Des émotions qui suscitent la compassion du lecteur. Hugo va susciter la compassion chez le lecteur en dressant le portrait d'un homme enfermé physiquement et mentalement je suis captif » ; mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée ». Autrement dit, le narrateur n'a aucune issue. Témoin de l'atrocité de cette scène, le lecteur souhaiterait pouvoir lui ôter ses chaînes or personne ne peut échapper à la fatalité. De plus, l'auteur insiste sur le champ lexical du sinistre horrible », sanglante », implacable », infernale » ; le désespoir se ressent dans les paroles du narrateur. Argument 2 L’homme a peur de la mort et espère y échapper L'homme dépeint par Hugo est un homme comme tous les autres. Nous sommes tous égaux face à la mort et, à moins d'être un parfait stoïcien ne pas craindre la mort puisque lorsqu'elle sera là nous ne serons plus là, nous redoutons ce moment tragique. Ici, le narrateur est un homme effrayé seul avec elle » , glacé de sa présence », mon esprit voudrait la fuir » , refrain horrible », je viens de m’éveiller en sursaut », poursuivi par elle ». Tel est l'élément tragique de la condamnation à mort personne ne peut l'éviter. Et avant même de rencontrer son bourreau, l'homme s'imagine sans cesse la scène. Alors qu'auparavant son imagination était tournée vers la vie, aujourd'hui elle n'est tournée que vers la mort. Argument 3 La résignation à garder espoir ; il se laisse envahir par l’idée de sa mort prochaine. Le narrateur a entièrement conscience que la mort le guette d'une minute à l'autre voilà » ; maintenant », adverbes marquant un état actuel sans possibilité de le fuir. Dès le début du roman, la fin est annoncée. Conclusion L'homme enfermé par les fers, l'homme enfermé dans l'esprit. La prison n'est pas que matérielle elle se vit dans la chair et dans la pensée. Ainsi, Victor Hugo souhaite montrer la beauté de la vie et faire comprendre qu'il est nécessaire de la préserver à tout prix. À travers une description réaliste, pathétique et tragique de la peine de mort, l'auteur souhaite défendre l'idée selon laquelle nul autre que Dieu ne peut ôter la vie à un homme. Ce système judiciaire et pénal ne correspond pas aux valeurs défendues par le père du romantisme. Il veillera d'ailleurs à condamner ces méthodes tout au long du roman mais aussi dans son autre ouvrage intitulé Claude Gueux, en 1834. La thématique abolitionniste est très présente dans la pensée de Hugo qui se veut porte parole des oubliés, des maltraités, des hommes qui n'ont plus le droit d'avoir une voix digne d'être écoutée. Pour vous aider dans votre commentaire, vous pouvez également vous référer à certaines citations de Victor Hugo La société est entre deux. Le châtiment est au-dessus d'elle, la vengeance au-dessous. … Elle ne doit pas "punir pour se venger" ; elle doit corriger pour améliorer. »Préface Le Dernier Jour d'un Condamné », 1829. La peine de mort est une amputation barbare. »Claude Gueux, 1834. Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne. »Discours de Victor Hugo pour l'abolition de la peine de mort devant l'Assemblée constituante, 1848. L’échafaud est une vision. L’échafaud n’est pas une charpente, l’échafaud n’est pas une machine, l’échafaud n’est pas une mécanique inerte faite de bois, de fer et de cordes. Il semble que ce soit une sorte d’être qui a je ne sais quelle sombre initiative … il dévore ; il mange de la chair, il boit du sang. C’ est une sorte de monstre fabriqué par le juge et par le charpentier, un spectre qui semble vivre d’une espèce de vie épouvantable faite de toute la mort qu’il a donnée. »Les Misérables, Fantine », 1862.
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CHAPITRE1 Depuis cinq semaines, un jeune prisonnier vit constamment avec l'idée de la mort. Il est doublement enfermé. Physiquement, il est captif dans une cellule à Bicêtre. Moralement, il est prisonnier d'une seule idée : condamné à mort. Il se trouve dans l'impossibilité de penser à autre chose.

I- Présentation du roman DERNIER JOUR D'UN CONDAMNÉ le, 18... Roman de Victor Hugo 1802-1885, publié à Paris sans nom d'auteur chez Gosselin en 1829. La 3e édition ajoute en ouverture une espèce de préface en dialogue», que Hugo intitule Une comédie à propos d'une tragédie»; une nouvelle édition publiée chez Renduel en 1832 assortit l'ensemble d'une longue Préface consacrée à la peine de mort, question torturante posée à la société et à l'Histoire. Drame intérieur», ce livre, dont l'auteur justifie l'appellation de roman» dans une lettre à son éditeur, détaille au fil de 49 chapitres l'implacable marche à une mort annoncée pour prononcer une plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés présents et à venir». II- Résumé du Dernier jour d'un condamné À la prison de Bicêtre, un condamné à mort note heure par heure les événements d'une journée dont il apprend qu'elle sera la dernière. Il rappelle les circonstances de la sentence, puis de son emprisonnement et la raison qui le fait écrire, jusqu'au moment où il lui sera physiquement impossible de continuer. Décrivant sa cellule, détaillant la progression de la journée, évoquant d'horribles souvenirs comme le ferrement des forçats, la complainte argotique d'une jeune fille, des rêves, il en arrive au transfert à la Conciergerie. Il interrompt le sermon sentimental» et l'élégie théologique» du prêtre et reprend le cours de ses notations. Puis on lui amène Marie, sa petite fille. C'est enfin l'ultime trajet. Il tremble, implore. On monte les marches de l'échafaud il est quatre heures. Une dernière note écrite de la main du condamné» ajoutée par l'éditeur» reproduit en fac-similé la chanson en argot. III- Analyse du roman Hugo choisit de laisser l'identité, le passé et le crime du condamné dans l'ombre, insistant sur cette frustration en annonçant, au chapitre 47, que le condamné se proposait de relater ces circonstances, mais que les feuillets ont disparu. Ainsi la parole du personnage prise en charge par son journal se consacre-t-elle exclusivement à la pensée de la mort. Aucun développement romanesque, presque aucune ouverture sur la vie individuelle le livre n'a pour objet que cette mort dont apparaît alors avec une force inouïe le caractère impensable. La peine de mort renvoie toute l'humanité à l'inhumanité de son horreur philosophique. S'il n'est véritablement personne, le condamné devient dès lors tout le monde. Littérairement, c'est un je» qui s'exprime avec une modernité remarquable, et transcrit un monologue intérieur. Camus lui doit sans doute la technique de l'Étranger. Rien en effet ne rassure le lecteur cette voix, brutalement interrompue par la décapitation, énonce une agonie et renvoie à une terrible fascination du néant. L'homme sans nom est coupé du monde, et ne parle guère aux acolytes de la mort, depuis le concierge jusqu'à l'aumônier. Il ne lui reste plus qu'un langage inutile. Dire le vide, ou plutôt être ce vide même, écrire un indicible tâche impossible et pourtant entreprise; tâche sans fin et pourtant commencée Mais quoi écrire?», se demande celui qui n'a plus qu'une idée obsédante dans sa solitude. Procès-verbal de la pensée agonisante», autopsie intellectuelle d'un condamné», le livre se donne aussi comme un antiroman, sans héros, sans intrigue, sans fin. Une composition lyrique organise le texte, alternant le cri et le récit, les chapitres longs et les chapitres brefs, les paragraphes purement narratifs avec d'autres centrés sur la sensation, l'ombre et la lumière, à la fois horreur vécue et dramatisation d'un poème de la conscience humaine. Plus qu'un réquisitoire contre la peine de mort, à quoi on le réduit souvent, ce texte, pour dire la monstruosité de la guillotine, invente une monstruosité au sens hugolien littéraire la voix anonyme. G. GENGEMBRE, "Dictionnaire des oeuvres littéraires de langue française." © Bordas, Paris 1994 Voir aussi Le dernier jour d\'un condamné analyse du chapitre VI Antigone de Sophocle à Anouilh Antigone de jean Anouilh analyse du monologue du Choeur Bac de français
Titrede l’œuvre : Le dernier jour d’un condamné Date de parution : 1829 Genre : Roman à thèse Forme narrative apparentée : Récit à la première personne. Ressemblance limitée avec un journal intime Type de texte : Narratif et argumentatif Le narrateur : Un condamné à mort Nombre de chapitre : 49 chapitres
Résumé détaillé dernier jour d'un condamné Victor Hugo Bicêtre du chapitre I au chapitre XXI Chapitre IDepuis cinq semaine, dans sa cellule à Bicêtre un jeune condamné se rappelle sa situation d’homme libre autrefois par rapport à sa situation réelle d’homme captif, obsédé par l'idée de la mort qui le poursuit partout en gâchant son IILe narrateur revient sur le jour de la proclamation de sa condamnation à mort dans la salle d’audience Il décrit les circonstances de son procès et ce sentiment de clôture entre lui et le monde qui prend la couleur d’un linceul après ce jugement fatal. Chapitre IIIle condamné semble accepter ce verdict en pensant que tous les hommes sont condamnés à mort un jour ou l’autre. Il est alors soumis à son destin. Chapitre IV Il est alors transféré dans une cellule hideuse à Bicêtre où il a passé cinq décrit brièvement cette hideuse VDès l’arrivée du narrateur à Bicêtre, les gardes ont multiplié les précautions pour empêcher son suicide, ensuite on lui a remis une camisole. Grâce à sa jeunesse, sa docilité et à quelques mots en latin, on lui a accordé des faveurs comme la promenade hebdomadaire , le papier, l’encre, une lampe et des plumes pour écrire. En plus, à l’heure de la récréation, on le lâche dans le préau pour causer avec les autres détenus qui lui ont appris à parler argot. Chapitre VI Après hésitation, le condamné décide d'écrire le journal de ses souffrances pour se divertir, pour oublier sa situation de condamné et pour contribuer à l'abolition de la peine capitale en s’adressant à ceux qui jugent et qui condamnent afin de les sensibiliser surtout à cette lente succession de torture qui commence par l’arrêt de mort et se termine dans la place de Grève .Chapitre VIILe désespoir du condamné qui s’interroge sur l’importance de ce journal après sa mort en espérant qu’il puisse être utile à d’autres lorsqu’il s’agit de sauver des têtes qui pensent du couteau de la guillotine. Chapitre VIII Le narrateur commence à compter les jours sans s’assurer du temps qu’il a passé à Bicêtre cinq ou six semaines .Chapitre IXLe condamné vient de faire son testament. Il pense à sa famille, victime de la loi, qui va rester après sa mort sans protection ni ressources, en s’inquiétant surtout pour sa fille Marie, âgée de trois XLe condamné nous décrit son cachot de l’intérieur vers l’extérieur afin de dévoiler la situation misérables des condamnés en l’absence des conditions minimales pour une vie décente ni porte ni soupirail, une porte dominée par le fer, un matelas en paille et un garde en permanence. Chapitre XILe condamné décrit les traces laissées aux murs de son cachot par d’autres qui l’ont précédé écritures, dessins, figures bizarres, noms des criminels…Mais arrêté devant l’image épouvantable de l’échafaud, il est tellement ému, terrifié en pensant qu’on le dresse pour son XIILe narrateur-personnage reprend la lecture de son mur après avoir dissipé son effroi qui est dû à la vue de l’échafaud, il découvre les noms des criminels qui l’ont précédé à ce cachot Dautun qui a coupé son frère en quartiers, Poulain qui a assassiné sa femme, Jean Martin qui a tué son père, le médecin Casting qui a empoisonné son ami, le fou Papavoine qui tuait les enfant à coup de couteau sur la tête. Chapitre XIIIUn jour, il assiste depuis une autre cellule à la scène barbare du ferrement des forçats enchaînement des prisonniers condamnés aux travaux forcés qui a eu lieu dans la cour de la prison. Après ce ferrement , les misérables forçats, traités comme des bête vont partir au bagne de Toulon. À la fin du spectacle tous les prisonniers le désignent en lui rappelant avec un ton moqueur sa mort , il tombeévanoui. Chapitre XIVIl est alors transféré à l'infirmerie où il se sent plus libre. Réveillé par le bruit des charrettes transportant les forçats, il pense que sa situation de condamné est mille fois mieux que celle de ces prisonniers. Chapitre XV Une fois retourné au cachot, le désespoir le laisse penser à l'évasion, à l’impossibilité d’être gracié puisque ceux qui jugent et qui condamnent pensent qu’il doit donner l’exemple aux autres, il est alors sûr qu’il n’y a que trois pas qui le sépare de la mort Bicêtre, la Conciergerie, la Grève. Chapitre XVIIl se souvient de la chanson en argot d’une jeune de quinze ans lorsqu’il était à l’infirmerie , cette complainte parle de la mort le condamné alors est à la fois terrifié par l’évocation de la mort et touché par sa voix douce et velouté. Il pense finalement que la prison détruit tout. Chapitre XVIILe condamné rêve de liberté, il s’imagine en dehors de la prison dans le port pour s’embarquer en Angleterre, mais son rêve était brisé par l’arrivée d’un gendarme .Chapitre XVIIIÀ six heures du matin, le guichetier demande au condamné ce qu’il désire à manger. Il comprend alors que son exécution aura lieu le jour XIXLe directeur, en personne lui rend visite , en se montrant gentil. Il lui demande à son tour ce qu'il désire le condamné est certain que c’est son dernier jour. Chapitre XXLe condamné trouve que la prison est partout autour de lui, elle apparaît sous toutes les formes humainesles guichetiers comme sous la forme de grille, de verrou, de porte et de murs …Elle l’enferme, le surveille et le torture. Terrifié, il s’interroge sur son devenir, sur ce qu’il vont faire de lui. Chapitre XXILe condamné reçoit la visite du prêtre pour ses dernières prières puis celle de l'huissier de justice qui lui annonce le rejet de son pourvoi en l’informant que son exécution aura lieu le même jour à la place de Grève. Pris par la terreur et le désespoir, il pense vainement à l’évasion. la Conciergerie du chapitre XXII au chapitre XLVIIChapitre XXIILe prisonnier est transféré à la Conciergerie accompagné du prêtre et de l' ils y arrivent à huit heures trente. Il s’était déjà formé une foule sur son passage. Chapitre XXIIIIl est placé dans une cellule où il fait connaissance d'un autre condamné le friauche qui occupera son ancien cachot de Bicêtre et qui sera exécuté dans six semaines. Ce friauche, fils d’un ancien condamné à mort, lui raconte son histoire et s'empare de sa XXIVLe condamné est enragé contre le friauche qui lui a pris sa veste il ne lui a pas donné, mais il était plus fort que lui. Il a peur d’être battu par ce voleur en cas de XVIl est par la suite transféré dans une autre cellule où on lui rapporte sous sa demande une chaise, un lit et ce qu'il faut pour écrire. Mais, un gendarme est installé avec lui pour empêcher toute tentative de XXVIIl est dix heures il lui reste six heures, le prisonnier plaint sa petite fille qui restera sans père. Elle sera méprisée et repoussée à cause de lui. Il s’adresse à sa petite fille en accusant ceux qui condamne d’être responsables de son sort fatal et du devenir de sa fille après sa mort elle sera orpheline. Il n’arrive plus à croire qu’il va mourir avant la fin de ses XXVIILe condamné est hanté par la guillotine. Terrifié, il ne peut même écrire le mot ’guillotine’’. Il se demande comment on pouvait mourir sur l'échafaud en évoquant le médecin de malheur qui a inventé cette XXVIIILe condamné se rappelle avoir vu la guillotine une espèce d’estrade en bois XXIXLe condamné se révolte contre la peine de mort en espérant la grâce royale qui ne vient toujours pas et pense maintenant assistant au ferrement des forçats humiliés, il préfère mille fois la mort que d’être forçat que les galères seraient la meilleure solution en attendant cette grâce car un forçat malgré tout est vivant. Chapitre XXXLe prêtre revient voir le condamné pour l’assister et le consoler mais la rencontre tourne en malentendu car le prêtre croit que le condamné est un impieincroyant et le condamné le trouve insensible à sa situation et ses paroles sont machinales. Ensuite, il manque d’appétit bien que la table soit délicate, il est incapable de manger. Chapitre XXXILa visite de l’architecte qui informe le condamné d’un ton ironique que la rénovation de la prison aura lieu dans six mois le gendarme lui a répondu qu’il ne faut pas parler si haut dans la chambre d’un mort. Chapitre XXXIILe nouveau gendarme stupide et superstitieux demande au condamné de le visiter dans ses rêves après son exécution pour lui accorder les trois bons numéros gagnants à la loterie. Le condamné lui demande en contrepartie ses vêtements mais le gendarme n’a pas accepté car pour avoir les bons numéros le >condamné doit mourir et non s’ XXXIIIPour oublier sa situation de condamné le narrateur pense à ses souvenirs d'enfance et à sa jeunesse, à sa famille et à Pépa l'espagnole dont il était amoureux .Chapitre XXXIVIl est une heure, le condamné révèle son repentir vis à vis de son crime mais il avoue à ceux qui jugent qu'il n'était pas méchant malgré son crime. Il pense à sa liberté d’autrefois en regrettant sa mort dans quelques XXXVLe condamné pense qu’au moment où il ne lui reste que quelques heures à vivre d’autres personnes continuent à vivre normalement en exerçant leurs activités XXXVIIl se rappelle ensuite le jour où encore enfant, il est allé voir la grande clochele bourdon de Notre -Dame cathédrale à Paris.Chapitre XXXVIILe condamné décrit brièvement l’hôtel de ville Il est sinistre, lugubre et XXXVIIIIl est une heure et quart, il éprouve une violente douleur partout , il lui reste deux heures quarante cinq minutes à vivre La plume tombe de ses mains comme par une secousse XXXIXEnragé, il attaque violemment ceux qui pensent que la condamnation par la guillotine ne fait pas souffrir en se demandant comment peuvent-ils le savoir ?Il précise que la vraie souffrance est celle de l’esprit Elle commence dès le jugement et se poursuit en progressant jusqu’à l’exécution. Chapitre XLLe captif pense que sa vie dépend d'une signature, il pense au roi Charles X en espérant toujours sa grâce . Chapitre XLILe narrateur décide d’affronter la mort avec courage, il s’interroge sur le devenir de son âme après sa mort . l'idée de mourir le rend fou, il réclame un prêtre pour se confesser et soulager sa XLIIDurant son dernier sommeil une heure après l’arrivée du prêtre, il a fait un cauchemar et se réveille frissonnant et baigné dans une sueur froide. On lui annonce la présence de sa XLIIIMalheureusement, sa petite fille Marie ne l'a pas reconnu croyant que son père était mort, d’où son désespoir absolu Il est alors prêt pour l'exécution puisque la dernière fibre de son cœur était XLIVUne heure devant le condamné pour s'habituer à la mort en pensant au bourreau, à la charrette, au gendarmes, à la foule détestable, à la place de XLVIl pense à cette foule insensible à sa souffrance Elle se prépare pour assister vivement au spectacle de son exécution. Il se dit que parmi cette foule, il y a des têtes qui le suivront, dans le panier rouge, sans le savoir Certains de ceux qui sont venus pour assister à sa condamnation, viendront un jour pour leur propre exécution Ils seront alors à leur tour un spectacle pour d’autres. Chapitre XLVIPensant à sa fille, le condamné se demande s’il lui reste du temps pour lui écrire son histoireChapitre XLVIIUne note de l’éditeur montre que peut être cette histoire n’a pas été écrite par le condamné ou ces feuillets ont été perdus. Chapitre XLVIIIL’hôtel de ville , la place de Grève du chapitre XLVIII au chapitre XLIXÀ trois heures, l’heure du condamné est arrivée , on lui demande de se préparer mais il se sent faible. On l'amène à l'hôtel de ville près de la place où il sera une chambre de l'hôtel de ville, le bourreau et ses deux valets l’attendait. On lui a coupé les cheveux, on a attaché ses mains derrière le dos, on a coupé le collet de la chemise et ensuite on a lié ses deux pieds C’est la toilette du condamné .Le convoi se dirige ensuite vers la place de Grève. Le condamné frémit de peur devant cette foule détestable et hurlante qui l’attend. Étourdi, le condamné se sent en rupture avec ce qui l’entoure, excepté la voix de la foule. Enfin la charrette arrive à la place de Grève. Il demande une dernière faveur écrire ses dernières volontés d’homme qui sera privée de sa XLIXDevenant spectacle à cette détestable foule, le condamné est terrifié, il implore la pitié, demande, au commissaire chargé de son exécution, encore une minute pour attendre sa grâce mais il est quatre heures, il entend qu’on monte l’escalier, il sera guillotiné.
Ledernier jour d'un condamné. Victor Hugo a été, dans son enfance, fortement marqué par la vision d'un homme qu'on mène à l'échafaud. Depuis, assister à une exécution lui est insoutenable. Un jour, alors qu'il se promenait dans Paris, il aperçu un bourreau qui préparait sa guillotine, il répétait. KLItCZ1.
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  • le dernier jour d un condamné résumé chapitre par chapitre